« Pédaler », est-ce si important ?


Albert Einstein disait : « la vie c’est comme la bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre ». Nous sommes nombreux à nous appliquer quotidiennement et inconsciemment cette pensée.


Voyez-vous, en tant que cycliste moi-même, je réalise qu’il y a deux façons de faire du vélo.

Nous pouvons rouler sur du plat en évitant les côtes par peur de l’effort. Alors oui, j’ai bonne conscience, j’ai fait un peu de sport, c’est bon pour la santé, et j’ai avancé de quelques kilomètres, satisfaction vite oubliée.


Ou alors nous pouvons rouler avec l’idée d’atteindre quelque chose de plus ambitieux, ce sommet que l’on n’a encore jamais gravit, et pas besoin pour autant qu’il soit trop haut.

Lorsque l’on est enfin là-haut... quelle fierté... quel accomplissement... et voyez à quel point le regard que l’on pose sur soi est différent.


Nous pouvons alors poser notre vélo, en descendre sans perdre l’équilibre car l’énergie employée à avancer se transforme en énergie à contempler le trajet accompli, à analyser l’immense ressource de notre force musculaire et morale.


Alors nous reprenons notre vélo pour aborder la descente avec toute la force de l’élan, pas d’effort, juste l’évidence aérodynamique de la pente. La fraîcheur d’un air nouveau fouette notre peau et, nous avalons les kilomètres sans même nous en rendre compte pour une satisfaction conquise, incarnée et à partager.


Notre vie personnelle et professionnelle est jalonnée de ces moments d’harmonie tout comme d’autres où le doute s’installe.


Et bien voyez-vous, on peut cesser de pédaler. Ancrer nos deux pieds au sol permet aussi d’atteindre une autre forme d’équilibre parfois.

Faire un point sur le chemin parcouru c’est donner de l’importance à chaque réussite et regarder les embûches sous un angle nouveau. C’est poser alors un regard introspectif sur ce que l’on est vraiment et trouver cette motivation qui porte et donne du sens à nos choix.


Je vous laisse y penser.

Sophie, votre coach pour en parler.

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